Mike Dembeck

Nouveau-Brunswick

Nombre de projets : 9

Valeur des terres : Selon les évaluations de la valeur des terres que CNC a conservées directement et avec des partenaires. 848 100 $

Acres conservés : 1 584

Bénévoles pour l’intendance : 218

Célébrons 10 ans de conservation par la collectivité

Mike Dembeck

La spectaculaire réserve naturelle de l’estuaire de la Musquash, à 15 minutes de route de Saint John, entoure l’un des derniers estuaires en bonne santé de la baie de Fundy.

La région de Musquash n’est pas qu’un habitat important pour les mammifères et les oiseaux; son vaste estuaire et ses marais offrent également un habitat aux poissons et à d’autres espèces marines. En 2006, l’estuaire a été désigné Zone de protection marine (ZPM), soit la sixième au Canada et la première pour le Nouveau-Brunswick. 

En juillet 2016, le personnel de CNC, les membres de la collectivité locale, des groupes de conservation ainsi que des représentants municipaux, provinciaux et fédéraux se sont réunis à l’estuaire de la Musquash pour souligner le 10e anniversaire de la désignation de la ZPM. Ce n’était pas seulement la célébration d’une première dans la province, mais aussi la reconnaissance pour la collaboration de la collectivité qui a permis la concrétisation de ce projet de conservation. 

CNC a entrepris son travail à Musquash en 2000 et, dans la dernière année, a reçu 2 nouveaux dons de terres d’importance à la mémoire de résidents locaux, Andrew (Andy) Simpson, et Mabel et Albert Fitz-Randolph, faisant de ce site la plus grande réserve naturelle de CNC dans les provinces de l’Atlantique.

Jusqu’à maintenant, CNC a protégé plus de 5 000 acres (2 000 hectares) de marais intacts, de forêts côtières et de plages de galets qui entourent l’estuaire. Les rivières et les lacs situés en amont étant protégés par la province du Nouveau-Brunswick, cela signifie que des mesures de conservation pour l’estuaire de la Musquash sont en place de sa source jusqu’à la mer.

Faire état des plans d’eau douce

Mike Dembeck

Tout comme une forêt d’épinettes rouges se distingue d’une forêt d’érables à sucre ou de bouleaux jaunes, les rivières et les cours d’eau sont tous différents. Il est néanmoins surprenant de constater que les différences entre les écosystèmes d’eau douce des grandes régions, incluant ceux l’est du Canada et de la région de l’Atlantique, sont peu connues.

Grâce au financement de plusieurs partenaires, le personnel de CNC Nouveau-Brunswick développe un outil de planification pour guider la conservation et la gestion des ressources en eau douce dans l’écorégion des Appalaches nordiques et de l’Acadie qui couvre l’est du Québec, le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse et l’Île-du-Prince-Édouard. L’objectif de cet ambitieux projet de 3 ans est d’abord  d’établir une classification des lacs, des cours d’eau et des rivières des régions. Ce projet sera mené par une équipe centrale d’experts en eau douce et contre-vérifié par des données biologiques existantes.

En démontrant l’ampleur et la répartition des écosystèmes aquatiques dans la région, CNC et ses partenaires pourront finalement avoir accès à des bases de données interprovinciale et internationale des écosystèmes aquatiques (du Maine jusqu’en Virginie) pour aider la priorisation des actions de protection et de restauration.

Les partenaires du projet comprennent :

  • Eco Canada
  • North Atlantic Landscape Conservation Co-operative (U.S.)
  • Salamander Foundation
  • The Nature Conservancy (U.S.)
  • Wildlife Conservation Society
  • World Wildlife Fund Canada

Des habitats clés protégés pour les oiseaux de Grand Manan

Nick Hawkins

Visitée par l’ornithologue Jean-Jacques Audubon dans les années 1830, l’île Grand Manan est reconnue depuis longtemps comme un site essentiel de reproduction, d’hivernage et de halte migratoire pour une grande variété d’oiseaux, dont le petit pingouin, le guillemot marmette, le canard noir, le bécasseau sanderling, le bécasseau violet, le petit garrot, la bernache du Canada, le fuligule à collier, le canard pilet, le canard d’Amérique, l’eider à duvet et la bernache cravant d’Amérique du Nord.

Grâce à 2 familles néo-brunswickoises qui ont fait don de leurs terres à CNC, 129 hectares (319 acres) d’habitat de grande valeur écologique ont été protégés sur la côte est de Grand Manan. Arlene Small a donné la terre en mémoire de ses parents, Hartford et Bessie Ingalls, et Earl Brewer et Sandy Kitchen ont fait un don partiel à la mémoire de Wayne B. Kitchen.

La réserve naturelle de CNC se trouve à l’intérieur du refuge d’oiseaux migrateurs de l’île Grand Manan, mais ce refuge ne protégeait pas l’habitat du développement, faisant de l’endroit une priorité en matière de conservation. La réserve naturelle du sanctuaire d’oiseaux migrateurs de Grand Manan comprend une forêt côtière mature, un grand étang d’eau douce et 500 mètres de littoral avec une plage de sable et de gravier. Elle est accessible au grand public et à courte distance de marche du parc provincial Anchorage à Grand Harbour.

La conservation de ces propriétés a été rendue possible grâce au financement du Gouvernement du Canada, par le Programme de conservation des zones naturelles. Ce projet inclut également des dons de terres faits dans le cadre du Programme des dons écologiques du Gouvernement du Canada qui procure d’importants avantages fiscaux aux individus ou aux entreprises qui souhaitent donner leurs terres dotées d’une grande valeur sur le plan écologique. Le New Brunswick Wildlife Trust Fund, la U.S. Fish & Wildlife Reserve (sous la North American Wetlands Conservation Act), la Crabtree Foundation, la Sir James Dunn Foundation, la McCain Foundation et plusieurs donateurs privés ont également contribué au succès de ce projet de conservation.

Lors d’un inventaire en mai dernier, 2 tortues des bois, une espèce menacée, ont été observées sur la propriété de CNC de la rivière Bartholomew, dans le nord de la province.