Mike Dembeck

Nouvelle-Écosse

Nombre de projets : 10

Valeur des terres : Selon les évaluations de la valeur des terres que CNC a conservées directement et avec des partenaires. 1 981 640 $

Acres conservés : 860

Bénévoles pour l’intendance : 85

Le premier en son genre : un plan de conservation pour le Cap Breton

Mike Dembeck

Reconnu pour ses hautes terres spectaculaires, son littoral panoramique et les lacs Bras d’Or, véritable mer intérieure, les écosystèmes uniques de l’île du Cap-Breton sont un point chaud pour la biodiversité et pour les espèces en péril. Dans la région centrale du Cap Breton, on retrouve 18 espèces en péril mentionnées sur la liste canadienne et 20 espèces en péril sur la liste provinciale.

Le premier projet de conservation d’habitats de CNC au Canada atlantique a vu le jour au Cap Breton en 1971 avec la conservation de Sight Point, dans les hautes terres de Mabou. Plus de 45 ans plus tard, CNC retourne à ses origines. Pour démarrer l’année 2017, CNC a entrepris son premier plan de conservation d’envergure au Cap-Breton avec comme objectif de protéger 5 000 acres (2 000 hectares) de terrains importants sur le plan écologique dans la partie centrale de l’île dans les 10 prochaines années.

Conçu en 2 ans, le plan de conservation, fondé sur la science, identifie des terres privées prioritaires, principalement autour des lacs Bras d’or et de la rivière Margaree. Maintenant que le plan est complété, CNC s’attarde à développer des liens avec la collectivité et avec les propriétaires de ces terres intéressés par la conservation. Selon ce plan, les priorités de CNC consistent en l’acquisition et la conservation de rares écosystèmes avec des sols de gypse et de calcaire, de plaines inondables et de milieux humides, de vieilles forêts acadiennes et d’habitats pour les espèces en péril.  

La conservation de la rivière Musquodoboit

Mike Dembeck

La rivière Musquodoboit, à l’est d’Halifax, procure un habitat au saumon de l’Atlantique, à la tortue serpentine et à la loutre de rivière. Les plaines inondables et les milieux humides offrent un habitat aux oiseaux chanteurs et à la sauvagine, dont le grand harle, le canard noir et le canard branchu.

L’automne dernier, CNC a annoncé son premier projet de conservation sur le cours inférieur de la rivière Musquodoboit, près du havre (Musquodoboit Harbour). Avec 25 kilomètres de littoral et 175 acres (70 hectares) de milieux humides, cette aire de conservation comprend des forêts matures, de grandes étendues de milieux humides et des plaines inondables intactes où on trouve un mélange peu commun de cerisiers noirs et de chênes rouges. 

Alors que la rivière Musquodoboit a été altérée en grande partie par l’extraction minière, l’agriculture et la foresterie, le cours inférieur de la rivière, où travaille CNC, a été épargné et est en grande partie intact. Les terrains protégés ici par CNC assurent une connectivité de la rivière jusqu’à l’aire naturelle White Lake (White Lake Wilderness Area), une des plus grandes aires de conservation en Nouvelle-Écosse, et créent un vaste corridor pour la faune et la flore.

Le sentier bien aménagé (Musquodoboit Trailway) qui traverse la propriété rend la nature accessible aux randonneurs, aux cyclistes et aux amants de la nature.

Les propriétés de la rivière Musquodoboit ont été protégées grâce à la contribution du Gouvernement du Canada, par le Programme de conservation des zones naturelles, du Nova Scotia Crown Share Land Legacy Trust, du U.S. Fish and Wildlife Service, en vertu de la North American Wetlands Conservation Act et de la municipalité régionale d’Halifax, par le Community Grants Fund, le Nova Scotia Habitat Conservation Fund (contributions de chasseurs et de trappeurs) et à plusieurs donateurs et collaborateurs.

Explorer les nouveaux sentiers de l’estuaire Pugwash grâce à Google Trekker

Mike Dembeck

Un des plus grands et des derniers estuaires intacts de la côte nord de la Nouvelle-Écosse, et une aire prioritaires pour CNC depuis plusieurs années, l’estuaire de la rivière Pugwash, composé de forêts mixtes, de marais et de vasières, offre un habitat à plusieurs espèces d’oiseaux.  

Vingt-sept espèces de sauvagine, incluant le bécasseau semipalmé et le chevalier semipalmé, passent dans la région lors de leur migration printanière et automnale. Habitat de choix pour la sauvagine, du coloré canard branchu à la sarcelle d’hiver, l’estuaire Pugwash est une aire de conservation spectaculaire d’une grande valeur.

Des gens de partout dans le monde peuvent maintenant faire une randonnée virtuelle sur le nouveau sentier côtier de 3,5 kilomètres avec Google Street View. Grâce au partenariat avec Google, 18 des plus spectaculaires sentiers naturels photographiés et cartographiés par CNC, incluant les propriétés de Gaff Point, Lunenburg County et de l’estuaire de Pugwash, se trouvent sur le site de CNC et sur Google Street View.

Les visiteurs peuvent se balader sur les sentiers à travers les forêts matures et les forêts acadiennes en régénération et parcourir les abords de marais salés où des vues de l’estuaire les attendent.

Très commun dans l’est du Canada, le thuya occidental est présent dans moins de 30 peuplements, et dans seulement 4 comtés, de la Nouvelle-Écosse. Il est naturellement rare et est maintenant considéré comme vulnérable en vertu du Endangered Species Act de la province.