Costal Productions

Ontario

Nombre de projets : 12

Valeur des terres : Selon les évaluations de la valeur des terres que CNC a conservées directement et avec des partenaires. 13 830 431 $

Acres conservés : 9 816

Bénévoles pour l’intendance : 581

Un programme de surveillance de la couleuvre royale sur la péninsule Bruce (Saugeen)

Joe Crowley

Tapie sous les roches et dans la couverture végétale qui borde les lacs de la péninsule Bruce (Saugeen), une couleuvre royale ignore les scientifiques de CNC qui passent tout près, cherchant à apercevoir ce reptile élancé, non agressif, non venimeux et en voie de disparition.

Au cours des 4 dernières années, CNC a mené une série d’inventaires de couleuvres royales dans la péninsule. Avec l’aide de 38 bénévoles de Parcs Canada, du Saugeen Ojibway Nation Environment Office, de Ontario Nature, de Natural Resources Solutions Inc., du Huron Stewardship Council, de consultants en environnement et de bénévoles de la collectivité, l’équipe a dénombré 30 individus après 651 heures de recherche pour cette espèce en voie de disparition.

Les objectifs du projet étaient de déterminer l’aire de distribution de la couleuvre royale, son utilisation de l’habitat et la génétique des populations de la région. Le travail de terrain a grandement amélioré la connaissance des populations, incluant sa diète qui se compose de presque exclusivement d’écrevisses indigènes ayant récemment mué.

Pendant les inventaires, le personnel et les bénévoles ont également trouvé une salamandre à quatre orteils, une nouvelle découverte pour la région. Ils ont aussi observé 250 serpents de 8 espèces différentes, dont : 

  • la couleuvre brune
  • le massasauga
  • le couleuvre mince de l’Est
  • le couleuvre rayée de l’Est
  • le couleuvre d’eau
  • le couleuvre à ventre rouge
  • le couleuvre à collier américaine
  • le couleuvre verte

Un partenariat transfrontalier permet la réussite d’un projet de conservation des Grands Lacs

Costal Productions

En approchant les rives de la baie Big Trout, une nouvelle aire de conservation de CNC, vous êtes immédiatement transportés dans un endroit sauvage d’une rare beauté. À distance, vous pouvez entendre les vagues se fracasser sur le rivage du lac Supérieur et d’un peu plus près, la mélodie des oiseaux chanteurs qui habitent la forêt boréale du littoral.

Cette propriété de 2 517 acres (1 018 hectares) est située à proximité de la frontière américaine et à 45 minutes de route de Thunder Bay. Sa forêt dense et ses hautes falaises sont essentielles à plusieurs espèces indigènes, dont le pygargue à tête blanche et le faucon pèlerin, 2 espèces au statut préoccupant, selon le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC). Près de la moitié des espèces d’oiseaux du Canada dépendent des milieux boréaux, comme ceux de la baie Big Trout Bay, pour réaliser leur cycle de vie. Un bon nombre de ces espèces migrent à travers les Amériques.

La propriété comprend 21 kilomètres de rivages intacts, avec d’immenses falaises, des affleurements rocheux et une plage de galets. Ces aires riveraines sont très importantes pour la biodiversité : le milieu hostile du rivage abrite des espèces nordiques peu communes comme la primevère du lac Mistassini. Quant aux oiseaux chanteurs, ils profitent de l’abondance d’insectes qui émergent de l’eau. Les forêts intactes et la mosaïque de milieux humides procurent un habitat aux orignaux et protègent les eaux côtières pour le touladi (truite).

Au mois d’août 2016, grâce à 10 ans d’efforts des deux côtés de la frontière, CNC a signé une entente pour la protection de la baie Big Trout, un des derniers littoraux intacts privés entre Duluth (Minnesota) et Thunder Bay (Ontario). Ce projet a été rendu possible grâce au soutien de plusieurs individus et organisations, dont le financement du Gouvernement du Canada, par le Programme de conservation des zones naturelles, aux généreux partenariats avec la JA Woollam Foundation, la Margaret A. Cargill Foundation, la Bobolink Foundation, la Rogers Foundation, les programmes de Nature Conservancy du Wisconsin et du Minnesota, le Conservation Fund, les Green Leaf Advisors et plusieurs donateurs individuels américains et canadiens.

Dire adieu à l’alliaire officinale

CNC

En vous promenant dans la forêt Happy Valley, vous pourriez apercevoir des talles de sanguinaires du Canada et de podophylles peltés, ainsi que des tapis de trilles, espèce emblématique de cette forêt. Mais attention, il y a un hors-la-loi au sein de cette mosaïque : de toutes petites talles d’alliaire officinale. Cette plante envahissante des sous-étages paraît inoffensive, mais après plusieurs années, elle s’étend et vient qu’à chasser les plantes indigènes.

La dispersion de plantes et d’animaux non indigènes à travers le monde prend l’allure d’une crise. En Ontario, CNC travaille d’arrache-pied pour combattre les envahisseurs qui menacent les espèces indigènes et qui impactent les écosystèmes à risque. Une des plus grandes tâches d’intendance qu’accomplit CNC avec ses Bénévoles pour la conservation est l’enlèvement de plantes envahissantes non indigènes.

Située à seulement 45 minutes de route au nord de Toronto, la forêt Happy Valley est une des plus grandes forêts de feuillus demeurées intactes dans la moraine d’Oak Ridges. Ses 1 560 acres (631 hectares) offre un habitat à plusieurs espèces d’oiseaux nicheurs, et constitue une forêt ancienne en devenir.

Dans les aires qu’elle a envahies, l’alliaire officinale domine l’écosystème en dérangeant la chimie du sol et les interactions avec les champignons microscopiques qui aident 90 % des plantes indigènes à bien croître. Apportée en Amérique du Nord par les premiers colons européens comme fine herbe, cette plante envahissante s’étend à travers le continent au rythme de 6 400 kilomètres carrés par année.

Mais l’alliaire officinale de la forêt d’Happy Valley n’a pas découragé les bénévoles déterminés de CNC. Au printemps 2017, CNC a tenu 5 événements visant à arracher cette odorante envahisseuse. Plus de 30 bénévoles, avec du personnel de CNC, ont enlevé près de 35 sacs d’alliaire officinale dans la Happy Valley.

Sur un site restauré près de Backus Woods, on a découvert la plus grande concentration de lupins vivaces de la province. Cette espèce est une plante-hôte de plusieurs papillons et papillons de nuit rares, en voie de disparition ou disparus du pays.